Raison 64 : Tu découvres de nouvelles recettes

Parlant de nourriture et de nutrition sportive (raison 63), ça m’a fait réaliser qu’en plus des produits commerciaux, il y a les nombreuses recettes que nous pouvons cuisiner à la maison. Je prends rarement le temps d’en préparer moi-même, mais ce n’est pas l’intention qui manque, car j’ai entendu parlerà quelques reprises de galettes énergétiques, de collations ou de boissons santé entièrement faites maison, souvent bio, tout à fait économiques et fort agréables au goût, qui m’ont l’air pas mal efficaces!

En fait, le Web regorge de trouvailles pour nous inspirer.

Voici mes dernières découvertes, qui m’ont été partagées par Jean-Frédéric Grandmont. Pour avoir couru avec lui récemment… et avoir eu de la difficulté à le suivre : je vous garantis que ça ne doit pas nuire à la performance!

Barre énergétique : http://www.oneingredientchef.com/tarahumara-pinole-energy-bars/

Gel: Pour une flasque à gel de 250 ml 

  • 1 c à soupe de graine de chia moulues (les graines complètes ne passeront pas dans un embout de gourde normal)
  • 2-3-4-5 c à soupe de sirop d’érable
  • 2-3-4-5- c à soupe de confiture (ex: framboise)
  • 1 pincée de sel
  • eau pour combler et ajuster la consistance

La consistance va augmenter avec le temps, puisqu’un gel se forme autour du chia. Il faut donc ajuster un peu le liquide au début. 

Et vous, quelles sont vos recettes magiques? 

Raison 63: Tu apprends des notions de base sur la nutrition

Quand j’ai commencé à faire de la randonnée pédestre, il y a une dizaine d’années maintenant, on se préparait des collations de noix, de crudités, de fruits séchés maison (avec le déshydrateur! mmmmm…), de barres tendres et de chocolat chaud. On savait déjà qu’il fallait bien s’alimenter, ne pas attendre d’avoir faim et soif avant de se sustenter; bref, que nous devions bien « faire le plein de carburant » de temps en temps. Les trucs pour ne pas manquer d’énergie en forêt, on se les transmettait de randonneur à randonneur et on les cherchait dans les récits d’explorateurs à la bibliothèque.

Je ne connaissais pas vraiment, à mon souvenir, de boutique spécialisée en randonnée pédestre… sauf peut-être Mountain Equipment Co-op, bien sûr!, mais comme j’étais étudiante et que j’économisais mon argent pour mieux voyager, j’évitais d’y mettre les pieds… et de me laisser tenter!

Puis, mi-vingtaine, j’ai commencé à courir, à l’époque même où je commençais ma vie professionnelle à temps plein. Sans enfant, en appartement, sans responsabilité : j’avais soudain les moyens de consommer, de magasiner et de m’habiller pour le plein air… tout en continuant à voyager! Et avec la course, est venue la notion de performance, qui n’avait pas vraiment son sens en randonnée. C’est alors que j’ai découvert le monde complexe et insoupçonné de l’alimentation et de l’hydratation sportive, au sujet desquels de nombreux acteurs et spécialistes peuvent nous conseiller. J’ai lu, consulté, testé…

Avec la mode que connaît la course à pied en ce moment, on a le choix entre des variétés quasi illimitées de produits de toutes sortes : gels, barres, capsules, jujubes, poudres, concentrés, pâtes, gâteaux, chocolats, etc. Avec ou sans protéines, potassium, électrolytes, sucres, caféine et j’en passe.

Du coup, chaque fois que je mets les pieds au Coureur nordique aujourd’hui, je me sens comme une gamine devant un comptoir de bonbons. J’hésite, je compare, je regarde les emballages et je finis par choisir un petit peu de tout et de n’importe quoi parce que je n’arrive tout simplement pas à faire un choix!

Quand on court de longues distances, la question de l’alimentation devient cruciale. Manquer d’énergie et mal anticiper ses besoins dans une sortie de 5, 10 heures et plus peuvent être fatales et nuire considérablement à la qualité de l’expérience. On se met donc quasi inévitablement à essayer toutes sortes de choses et à faire des tests pour voir avec quels produits les papilles et notre corps réagiront le mieux.

En ce qui me concerne, je ne comprends pas encore très bien toute les listes des ingrédients sur les emballages, mais je reconnais rapidement les nombreux produits québécois et/ou biologiques, qui se multiplient et que je suis fière d’encourager. Mes préférés : Xactnutrition, La Fourmi Bionique, Pro Circuit Endurance X1… tout en n’oubliant pas que de simples bananes, patates au sel, noix et pretzel peuvent très bien dépanner…  ! Et le meilleur truc qu’un ultramarathonien d’expérience m’ait donné, et qui m’a toujours très bien servi à ce jour : me lever en plein milieu de la nuit, quelques heures avant le départ des courses, pour avaler un bon vieux spaghetti :) À chacun ses méthodes et ses besoins !

Photo partagée par Florent Bouguin avant la Canadian Death Race 2014

Photo partagée par Florent Bouguin avant la Canadian Death Race 2014

Raison 63: Tu apprends des notions de base sur la nutrition

Quand j’ai commencé à faire de la randonnée pédestre, il y a une dizaine d’années maintenant, on se préparait des collations de noix, de crudités, de fruits séchés maison (avec le déshydrateur! mmmmm…), de barres tendres et de chocolat chaud. On savait déjà qu’il fallait bien s’alimenter, ne pas attendre d’avoir faim et soif avant de se sustenter; bref, que nous devions bien « faire le plein de carburant » de temps en temps. Les trucs pour ne pas manquer d’énergie en forêt, on se les transmettait de randonneur à randonneur et on les cherchait dans les récits d’explorateurs à la bibliothèque.

Je ne connaissais pas vraiment, à mon souvenir, de boutique spécialisée en randonnée pédestre… sauf peut-être Mountain Equipment Co-op, bien sûr!, mais comme j’étais étudiante et que j’économisais mon argent pour mieux voyager, j’évitais d’y mettre les pieds… et de me laisser tenter!

Puis, mi-vingtaine, j’ai commencé à courir, à l’époque même où je commençais ma vie professionnelle à temps plein. Sans enfant, en appartement, sans responsabilité : j’avais soudain les moyens de consommer, de magasiner et de m’habiller pour le plein air… tout en continuant à voyager! Et avec la course, est venue la notion de performance, qui n’avait pas vraiment son sens en randonnée. C’est alors que j’ai découvert le monde complexe et insoupçonné de l’alimentation et de l’hydratation sportive, au sujet desquels de nombreux acteurs et spécialistes peuvent nous conseiller. J’ai lu, consulté, testé…

Avec la mode que connaît la course à pied en ce moment, on a le choix entre des variétés quasi illimitées de produits de toutes sortes : gels, barres, capsules, jujubes, poudres, concentrés, pâtes, gâteaux, chocolats, etc. Avec ou sans protéines, potassium, électrolytes, sucres, caféine et j’en passe.

Du coup, chaque fois que je mets les pieds au Coureur nordique aujourd’hui, je me sens comme une gamine devant un comptoir de bonbons. J’hésite, je compare, je regarde les emballages et je finis par choisir un petit peu de tout et de n’importe quoi parce que je n’arrive tout simplement pas à faire un choix!

Quand on court de longues distances, la question de l’alimentation devient cruciale. Manquer d’énergie et mal anticiper ses besoins dans une sortie de 5, 10 heures et plus peuvent être fatales et nuire considérablement à la qualité de l’expérience. On se met donc quasi inévitablement à essayer toutes sortes de choses et à faire des tests pour voir avec quels produits les papilles et notre corps réagiront le mieux.

En ce qui me concerne, je ne comprends pas encore très bien toute les listes des ingrédients sur les emballages, mais je reconnais rapidement les nombreux produits québécois et/ou biologiques, qui se multiplient et que je suis fière d’encourager. Mes préférés : Xactnutrition, La Fourmi Bionique, Pro Circuit Endurance X1… tout en n’oubliant pas que de simples bananes, patates au sel, noix et pretzel peuvent très bien dépanner…  ! Et le meilleur truc qu’un ultramarathonien d’expérience m’ait donné, et qui m’a toujours très bien servi à ce jour : me lever en plein milieu de la nuit, quelques heures avant le départ des courses, pour avaler un bon vieux spaghetti :) À chacun ses méthodes et ses besoins !

Photo partagée par Florent Bouguin avant la Canadian Death Race 2014

Photo partagée par Florent Bouguin avant la Canadian Death Race 2014

Raison 62: Pour tes enfants

Nous souhaitons tous le meilleur pour nos enfants. Nous espérons qu’ils prennent exemple sur nous, en intégrant les valeurs que nous croyons les meilleures pour nous-mêmes, notre famille et la société dans laquelle nous vivons, mais en ne répétant surtout pas toutes les erreurs que nous pouvons avoir commises dans notre vie!

De mon côté, s’il y a quelque chose que j’ai apprise de mes parents, c’est bien qu’on inspire plus par l’action que par des instructions ou des recommandations (du moins jusqu’à l’approche d’une certaine maturité…!). Comme la plupart des jeunes, à ma fraîche époque, je n’ai jamais eu envie de me faire dire quoi faire sans bonnes explications (j’avais plutôt envie de faire le contraire!), et je me dis donc que rien ne vaut donner l’exemple pour inspirer ses enfants.

Mon fils aîné a trois ans et demi, et commence déjà à me poser tout plein de questions sur la course. Lui aussi veut courir, et non pas rester dans la poussette quand je vais le reconduire à la garderie (ça fait malheureusement un peu trop de kilomètres pour un jeune de trois ans). Il devient tout excité quand nous allons à des évènements, se souvient de ses expériences positives, de ses médailles de participation, de l’excitation et des multiples encouragements…

Le défi sera de demeurer un exemple pour lui, sans me transformer en contre-exemple… de ne pas le pousser contre ses envies et de ne pas l’inonder de trop d’activités au risque de noyer son intérêt dans quelques années.

La course (de trail et d’endurance) est une passion qui me rend heureuse en contribuant à mon équilibre de vie. Et je ne veux pas tant qu’il comprenne que la course peut le rendre lui-même heureux, mais que réaliser des activités qu’il aime, garder un équilibre, persévérer, dans la défaite comme la réussite, et aller au bout de soi-même, sont source de joie.

Les gens heureux ne sont-ils pas les plus inspirants? Oui, je cours aussi pour essayer d’être un exemple pour mes enfants…

Tom et Joé, les coquins

Tom et Joé, les coquins

Raison 61: C’est un petit monde…

Participer à une course de trail, c’est comme aller à un party de Noël chez la famille Côté. C’est une grande famille, qui ne cesse de grandir, avec tout plein de branches et de racines aux quatre coins du Québec. C’est l’occasion de se tenir à jour les uns les autres, de maintenir le lien, de rencontrer les « ptits » nouveaux, les chums pis les blondes et les enfants, tout ça autour d’une belle activité et d’un buffet de salades, de sandwichs, de fromages et de jus de fruits (ou de bières pour les mononcles bambocheurs*). Sauf qu’au lieu de se réunir autour d’un Père-Noël ou d’un lapin de Pâques, on se réunit autour d’une montagne à escalader ou d’une forêt à traverser. Et qu’au lieu de parler de nos plus récentes réussites dans nos études et nos emplois (on essaie généralement de parler positivement de soi), on parle de nos récents exploits à la course, de nos plus belles découvertes de sentiers et de ces nouvelles courses qui ont été créées, au risque de se répéter… ;)

La famille de la course de trail de longue endurance, c’est en effet un petit club, pas fermé du tout!, où on finit la plupart par se connaître ou se reconnaître, et qu’on travaille tous à faire grandir et prospérer. C’est aussi pourquoi j’aime bien ce loisir : pour ce sentiment d’appartenance, cette possibilité de parler le même langage, le plaisir d’avoir les mêmes références et la chance de s’encourager chacun son tour.

Parce que la course de trail d’endurance, c’est un petit monde… de plus en plus grand!

grosse famille

* J’utilise ce mot pour la première fois, et je me demande même si je l’ai déjà lu ou entendu. Vive le dictionnaire des synonymes, en espérant que ça se prête vraiment à ce que je souhaite exprimer! haha

Raison 60: Des émotions fortes… sans danger!

Une chose que j’adore avec la course en sentiers de longue endurance, c’est que je peux vivre des sensations "extrêmes" et repousser mes limites mentales et physiques, sans me soumettre à des risques pouvant compromettre ma vie et ma santé (du moins je l’espère!). Je suis une vraie « molle » en fait. Sauter en parachute ou en élastique au bas d’une falaise : non merci. J’ai peur en ski alpin, en escalade… souvent même en voiture (pauvre chum…)! Je tiens tellement à la vie que je ne risquerais jamais consciemment de la perdre ou la diminuer. Ma dose d’adrénaline, ma drogue, je la trouve dans des activités intenses, comme les ultramarathons (et le bon vin :)).

Et le meilleur, c’est que courir est recommandé pour la santé! Mis à part les éraflures, les égratignures, les chutes et de nombreuses ampoules, je suis même prête à parier que c’est moins risqué pour le corps, à long terme, que la course d’endurance sur route (mais je n’ai absolument aucune expertise en la matière, ni preuve à l’appui…).

L’avenir me le dira je présume! Longue vie à tous!

escalade-calanque ski planche sports-extremes

Raison 59: Un pas à la fois, on finit par y arriver!

Je prends du retard en tourlou avec mes billets de blogue… j’avais l’objectif d’écrire 100 raisons en 100 jours avant l’UTHC Harricana de Charlevoix, mais je crois que je vais devoir réviser mon objectif! J’ai presque pris peur récemment, voyant le nombre de billets de blogue en retard s’accumuler. Je ne manque pas d’idées, mais le temps me manque pour les rédiger. La majorité des gens sont en vacances l’été, mais pour moi, c’est le pire moment de l’année pour me reposer. Je suis dans un sprint de travail pour l’organisation d’activités en septembre, notamment le Bicycle Film Festival et la Journée sans voiture de Québec et Lévis (à surveiller d’ailleurs!).

J’ai fini par me dire que je dois prendre ce défi avec autant de philosophie qu’un ultramarathon en sentiers : me rappeler que j’anime ce blogue d’abord et avant tout pour moi, que ce loisir ne devrait pas être une source de stress, qu’au contraire, je me suis donnée cet objectif pour le plaisir créatif et intellectuel que ça me procure, que ce n’est pas la première priorité dans mon quotidien et ne devrait donc pas passer avant la qualité de vie en famille et mes obligations professionnelles, voire avant mon entraînement et mon repos physique, et surtout, que le monde entier s’en fout royalement et peut très bien s’en passer!

Sans farce, mon objectif est désormais de le terminer, d’être une « finisher » du trail100raisons.com. Ce ne sera peut-être pas en 100 jours, mais croyez-moi que vous lirez mon 100e billet au cours des prochaines semaines. Je vais y aller un billet à la fois, à mon rythme, et je sais que je serai satisfaite du résultat peu importe le temps que ça prendra!

Parce que « un pas à la fois », tout est possible… ;)

Raison 58: Pouvoir faire le Cap « Tourmente » aller-retour sans souci…

Parcourir le Cap Tourmente, du Massif de Charlevoix jusqu’au Mont Sainte-Anne, fait environ 40 km. Le dg de mon organisme m’a invitée à le faire avec lui et deux autres personnes, vendredi dernier. Un beau plan qui m’a évité de négocier une journée de congé pour m’entraîner :) L’idée est venue de Jeff Gosselin, que nous sommes nombreux à suivre sur son blogue, et qui avait déjà publié le récit d’un entraînement à cet endroit. Tout près de Québec, à frais quasi nul (à l’exception de l’essence et des tarifs d’accès aux sentiers), avec des vues magnifiques sur le fleuve Saint-Laurent, l’Isle-aux-Grues et ses voisines : le sentier du Cap-Tourmente est un paradis du coureur de trail. Des dizaines de kilomètres de « single track », avec des portions très techniques, de belles descentes roulantes, des montées qui s’escaladent à la corde : on ne s’ennuie pas!

La journée commençait merveilleusement bien, avec un soleil radieux et un beau ciel bleu parsemé de quelques nuages. Je n’avais pas regardé la météo et je me satisfaisais de la belle surprise que la nature nous avait réservée. En fait, l’expérience m’a appris à ne pas me fier sur les prévisions météo pour anticiper les conditions d’une journée. J’ai trop souvent été déçue ou surprise de l’écart entre la réalité et la science-fiction. Je préfère m’adapter, me débrouiller et constater qu’on peut avoir du plaisir peu importe la température!

Eh bien, laissez-moi vous dire que ma capacité d’adaptation a été mise à l’épreuve, vendredi. Le mot « Tourmente » n’a sans doute pas été choisi au hasard pour décrire ce lieu. Des aventures imprévues, on n’en a pas manqué, lesquelles nous ont rappelé quelques règles de base du parfait randonneur qu’on a tendance à sous-estimer :

1) D’abord, ne pas se fier seulement à la vue devant soi pour analyser la température actuelle et à venir, et se dire qu’une vue à 360 degrés demeure généralement essentielle (ce qui n’est toutefois pas toujours évident en forêt, particulièrement au Cap Tourmente, je l’admets). En fait, entre la Rive-Sud et la Rive-Nord du fleuve, il peut y avoir un couloir qui divise le ciel en deux fronts météorologiques carrément contradictoires. Tu peux avoir des conditions de plage californienne à Montmagny et un ouragan de type 2 à Saint-Ferréol-les-Neiges… J’exagère un peu, mais à peine! :)

2) Ensuite, ne jamais suivre les gens devant soi aveuglément. Ils ne savent peut-être pas où ils s’en vont ;) Si possible, traîner chacun sur soi la carte des sentiers et surveiller la signalisation, pas seulement les roches où on met les pieds!

3) Tertio, apporter une couverture de survie. Quand il pleut averse et qu’une personne du groupe doit abandonner, il peut faire froid au beau milieu de la forêt, même au mois d’août!

4) Quarto, ne pas oublier le papier de toilette…

5) Quinto, courir en forêt requiert un entraînement spécifique. On peut être excellents en course sur route, et se briser dans les sentiers…

6) Sexto, les produits énergétiques en magasin spécialisés sont sans aucun doute excellents, mais de bonnes vieilles barres tendres au beurre de peanut et des morceaux de Rollo dépannent très bien quand tu as oublié tes Kronobars et tes jujubes d’électrolytes à la maison…

7) Septimo, l’important, c’est de garder le moral, le principe qu’on a le mieux respecté vendredi, et grâce auquel on apprécie notre journée et nos aventures peu importe les péripéties !

8) Finalement, si on envisage – comme moi – courir en sentiers sur 80 km, c’est constater que c’est exactement l’aller-retour du Cap Tourmente… et que je ne suis donc vraiment pas sortie du bois… :)

cap tourmente

Raison 57: L’attention

À deux ou trois reprises, j’ai entendu des commentaires à l’effet que les coureurs de trail longue distance « cherchent de l’attention ». Comme si nous aurions tous des problèmes de personnalité, histrioniques, borderlines ou narcissiques. Ces interprétations, qui ne s’adressaient pas directement à moi, m’ont tout de même fait réfléchir. Rechercherais-je de l’attention inconsciemment? Je n’avais jamais envisagé les choses de cette façon. Moi qui n’aime généralement pas me retrouver au centre des regards, qui préfère laisser les autres tirer profit des situations (et qui combat même un certain malaise à m’auto-promouvoir comme ambassadrice de l’UTHC), courrais-je, sans le savoir, pour assouvir un déficit d’attention?

Je suis loin d’avoir l’objectivité pour m’autopsychanaliser, et bien que je ne crois pas que ce soit une opinion qui puisse s’appliquer à tous les coureurs, il faut admettre que courir des trail longue distance attire vraiment l’attention et peut laisser cette impression.

Petit exemple qui peut paraître anecdotique mais qui pour moi en dit long: Depuis six ans maintenant, je vais au même gym m’entraîner. J’aime bien « arrondir mes fins de mois » avec des exercices de musculation et quelques étirements. Pour ceux qui ne comprennent pas l’intérêt d’aller dans un gym : sachez qu’on prend goût à changer le mal de place de temps en temps et à s’offrir un petit luxe dans des conditions toujours confortables, à l’air climatisé ou chauffé, sans neige et sans pluie, avec une douche chaude et sauna. Qui a dit qu’il fallait toujours se compliquer la vie?

Eh bien, depuis six ans, je passe plutôt inaperçue dans ce gym, où j’avoue ne pas porter moi-même trop attention aux gens qui s’y trouvent. Mes minutes sont comptées pour tout faire avant d’aller travailler. À tel point que mon vocabulaire doit se limiter à trois mots quand j’y mets les pieds : « Bonjour, ça va? »… Et les employés ne sont pas plus volubiles que moi!

Mais quand j’ai mis pour la première fois le t-shirt jaune fluo (très confortable d’ailleurs) avec un giga « 50 k » écrit sur le devant, du North Face Endurance Challenge de Bear Mountain, on m’a adressé la parole pour une vraie conversation pour la première fois : "50 kilomètres de course? Ça existe? Qu’est-ce que c’est?… etc.". Après six ans à visiter ce lieu de manière quasi anonyme, je suis devenue « intéressante » tout à coup…

Et j’avoue que je n’ai pas détesté ça! Parler à des inconnus rend heureux a démontré une récente étude réalisée dans le transport en commun… Faut croire que c’est vrai.

Tout ça pour dire que si attirer l’attention peut inciter à la conversation, au partage d’expériences et peut motiver d’autres personnes à se donner des défis (sportifs) personnels ambitieux, pourquoi pas! L’attention a ses bons côtés après tout… :)