Raison 11 : Le sentiment de liberté

Ceux qui ont déjà fait des voyages de vélo ou de randonnée pédestre en autonomie complète me comprendront sans doute. Avoir le sentiment que ta forme physique peut t’amener à repousser les limites du possible sans avoir besoin de quelque intervention ou aide extérieure est exaltant.

Quand tu as réussi à courir 5, 10 heures ou plus en forêt, de nouvelles portes s’ouvrent tout à coup (du moins dans ta tête). Tu as l’impression que tu pourrais ne compter que sur toi-même et ne pas dépendre de la voiture, de l’argent ou des autres pour te déplacer ou voyager. Mal pris à 50 km de la civilisation parce que ta voiture est tombée en panne, que ton téléphone cellulaire ne fonctionne plus et qu’aucune âme qui vive ne semble avoir circulé dans les environs depuis des jours? Bah, rien de dramatique. Quelques heures de course et on s’en sort. Tu dois monter les 20 étages du complexe G à Québec parce que les six ascenseurs sont en panne en même temps? Bah, un petit entraînement et tu ne seras même pas en retard à ton rendez-vous.

Puis, tu te mets à rêver de voyages de trekking dans des contrées lointaines, de traversées du monde à la course ou à vélo, de séjours en Europe ou tu ne te déplacerais qu’avec tes deux pieds, profitant avec intensité de chaque vue, de chaque odeur, de chaque rencontre…

Que ce soit en rêves, en projets ou en excès d’imagination, il y a définitivement quelque chose dans la course de trail de longue endurance qui cultive l’indépendance et l’autonomie, et que j’adore profondément.

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