Raison 12: Ton côté un peu bohème

Il y a les raisons pourquoi on aime les courses de trail de longue durée, et il y a les raisons pour lesquelles on a essayé ce truc un peu débile pour la première fois.

Pour moi, c’était en 2009. J’avais entrepris un projet intitulé « Faites-moi courir! » où j’amassais des fonds pour des organismes pour chaque kilomètre que je courais, en entraînement comme en compétition plus officielle. Autrement dit, j’essayais de justifier le fait que je passais beaucoup de temps à réaliser mon petit loisir personnel au lieu de faire des choses plus « importantes » comme travailler, m’impliquer, suivre des cours, etc., même si je pensais vraiment faire ça « pour la cause ». Inconsciemment, je réalise aujourd’hui, avec du recul, que j’avais probablement besoin, à l’époque, d’un projet en dehors du travail, et surtout pas intellectuel (!), idée de décrocher un peu. Disons que ça m’avait quand même pas mal motivée à me mettre en forme! J’ai accumulé des kilomètres les amis cet été là! Ouf! Puis célibataire comme je l’étais, il était quand même fort agréable d’avoir des prétextes pour rencontrer de nouvelles personnes….😉

Et puis voilà. Au début, tu es bien fière de faire 5 km, puis 10 km, puis te mets à rêver de faire un demi-marathon (avec le mot marathon dedans, ça devient vraiment cool), mais tu ne crois pas que tu pourras un jour faire un marathon, sauf peut-être dans quelques années, si tu deviens un super athlète, mais franchement, faudrait pas trop rêver. Puis, tu te rends compte qu’avec de la discipline, ça pourrait devenir réalisable pas mal plus vite que tu ne le pensais!

L’été de 2009, je n’avais même pas l’objectif de faire un marathon. Je ne croyais pas cela possible. Mais je me suis laissée porter par la vague de la vie (j’ai quand même un petit côté bohème). À deux ou trois semaines d’avis, un ami m’a légué son dossard pour le marathon de Montréal en raison d’une blessure. Tant qu’à le perdre… pourquoi pas essayer! (je vous avais dit que je suis cheap ! Voir la raison 10).

Je n’avais absolument aucun objectif. Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. Je trouvais ça presque ridicule d’être là. Puis, ça a pas mal mieux été que je pensais! Je l’ai fini ce marathon, ça a fait mal, mais la fierté de sprinter les derniers 200 mètres dans le stade olympique m’a galvanisée. J’avais accompli l’objectif suprême !

Pour finalement apprendre qu’un marathon, ce n’est même pas le summum de la course. Il y a bien plus : des 50 km, des 80 km, des 160 km… en forêt! Et il n’y a pas 10-12 personnes qui participent à ces courses (à l’époque surtout aux États-Unis) mais des centaines et des milliers! Il faut vraiment être dingue, je me disais. En fait, je trouvais ça vraiment intense, sans même penser que j’avais peut-être cette intensité refoulée au fond de moi. Il faut croire que quelqu’un l’a vue, cette énergie, parce qu’un mois seulement après le marathon de Montréal, je me suis laissée inscrire à mon premier 50 km au Vertmont 50. Une vraie folle.

Même scénario qu’au marathon : aucune idée à quoi m’attendre, aucun objectif, juste envie d’aller me recoucher quand j’attends au fil de départ à 6h du matin, sous la pluie… Puis, ça va encore mieux que je pensais! Je me surprends même à aimer ça! Au fil d’arrivée, je trinque à ma santé. Je n’en reviens pas, tout en constatant qu’un 65 km, un 80 km et même plus, ce serait peut-être accessible finalement…

 

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